Traduction certifiée pour un visa T
Le visa T (T visa) s’adresse aux victimes d’une forme grave de traite des êtres humains (severe form of trafficking in persons), c’est-à-dire de traite à des fins d’exploitation sexuelle ou d’exploitation par le travail, qui se trouvent aux États-Unis en raison de cette traite. La victime dépose le formulaire I-914 auprès de l’USCIS, avec une déclaration personnelle détaillée et signée, rédigée avec ses propres mots, et toute preuve crédible de la traite ; les membres de sa famille qu’elle souhaite inclure sont ajoutés au moyen d’un formulaire complémentaire (Supplement A), et une déclaration des forces de l’ordre (Supplement B) est facultative. Une grande partie des preuves peut venir d’un autre pays, dans la langue de la victime : documents de recrutement et contrats, correspondance du trafiquant, justificatifs de paie, documents d’identité et documents familiaux. Chacun de ces documents, s’il est dans une autre langue, nécessite une traduction anglaise complète, accompagnée d’une attestation du traducteur certifiant que la traduction est complète et exacte et qu’il est compétent pour traduire ce document (8 CFR 103.2(b)(3)).
L’USCIS décide
Le formulaire I-914 avec la déclaration personnelle ; un supplément A pour chaque membre de la famille à inclure ; la déclaration des forces de l’ordre est facultative.
Avec les mots de la victime
La déclaration personnelle doit être détaillée, signée et rédigée avec les propres mots du demandeur. Notre traduction rend tout ce qu’elle dit, tel que c’est écrit.
Des preuves d’où qu’elles viennent
Documents de recrutement, contrats, correspondance du trafiquant, bulletins de paie et carnets de bord, y compris ceux d’avant l’arrivée aux États-Unis.
L’essentiel en un coup d’œil
| Visa T | |
|---|---|
| Qui présente la demande | La victime, au moyen du formulaire I-914, lorsqu’elle se trouve aux États-Unis ou à un point d’entrée (port of entry), avec un supplément A pour chaque membre de la famille qu’elle souhaite inclure et, si elle relève d’un motif d’inadmissibilité, le formulaire I-192 pour demander une dérogation (waiver). Le supplément B, une déclaration signée par un service des forces de l’ordre, est facultatif et n’a pas de poids particulier. |
| Qui décide | L’USCIS seul, par l’intermédiaire d’agents formés à une approche qui tient compte des traumatismes (trauma-informed) ; il ne convoque habituellement pas en entretien les demandeurs dont le dossier suffit pour approuver la demande. Le statut T peut être accordé à 5 000 demandeurs principaux par an au plus. |
| Ce qu’il faut démontrer | Être ou avoir été victime d’une forme grave de traite des êtres humains ; être physiquement présent aux États-Unis en raison de la traite ; avoir donné suite à toute demande raisonnable d’aide présentée par les forces de l’ordre, sauf si la victime avait moins de 18 ans lorsqu’au moins un acte de traite a eu lieu ou ne peut pas y donner suite en raison d’un traumatisme ; et être exposé, en cas d’expulsion (removal), à un préjudice extrême (extreme hardship) impliquant une atteinte inhabituelle et grave (8 CFR 214.202). |
| Habituellement pas en anglais | La déclaration personnelle, lorsque la victime la rédige dans une autre langue ; les documents de recrutement, les annonces, les contrats, les bulletins de paie et les carnets de bord ; la correspondance du trafiquant ; les déclarations de témoins ou d’autres victimes ; les articles de presse du pays d’origine ; les documents d’identité et les documents familiaux. |
| Règle de traduction | Tout document comportant du texte dans une langue autre que l’anglais nécessite une traduction anglaise complète, accompagnée d’une attestation du traducteur certifiant que la traduction est complète et exacte et qu’il est compétent pour traduire ce document (8 CFR 103.2(b)(3)). |
| Nombre de pages | Augmente avec les preuves du dispositif de traite : une déclaration de plusieurs pages, des contrats et des justificatifs de paie, et de la correspondance. Chaque document déposé est traduit intégralement. |
Les documents qu’il faut habituellement faire traduire
C’est à vous, ou à votre avocat ou représentant accrédité, de décider quels documents entrent dans la demande ; nous traduisons intégralement ce qui est retenu, avec chaque tampon, sceau et annotation manuscrite. Dans les demandes de visa T, les documents qui ne sont pas en anglais sont habituellement les suivants :
- La déclaration personnelle : obligatoire, détaillée, signée et rédigée avec les propres mots du demandeur. Elle décrit la traite et, dans la mesure où le demandeur le peut, quand elle a eu lieu, combien de temps elle a duré, comment elle a pris fin, les faits et les personnes qui en étaient responsables. Elle explique aussi le lien entre sa présence aux États-Unis et la traite, le préjudice qu’il craint en cas d’expulsion, et sa coopération avec les forces de l’ordre, ou la raison pour laquelle l’exception liée à l’âge ou au traumatisme s’applique. Rédigée dans une autre langue, elle nécessite une traduction anglaise complète de tout ce qu’elle dit, tel que c’est écrit : rien n’est abrégé, réécrit ni enjolivé (traduction de déclarations personnelles, page en anglais).
- La traite : les transcriptions d’audience, les documents judiciaires et les rapports de police ; les articles de presse ; les déclarations sous serment (affidavits) d’intervenants sociaux, de thérapeutes, de professionnels de santé, de témoins ou d’autres victimes ; la correspondance ou d’autres documents émanant du trafiquant ; les documents liés au dispositif de traite, comme les documents de recrutement, les annonces, les bulletins de paie, les carnets de bord ou les contrats ; et les photographies (8 CFR 214.206). Ceux qui sont dans une autre langue, comme c’est souvent le cas des documents d’un autre pays, doivent être traduits.
- L’âge et le traumatisme : pour une victime qui avait moins de 18 ans au moment de la traite, une copie officielle de l’acte de naissance, un passeport ou un avis médical certifié ; pour l’exception liée au traumatisme, des preuves du traumatisme, comme la déclaration de la victime elle-même à ce sujet, la déclaration d’un professionnel qualifié, ou des dossiers médicaux ou psychologiques.
- Les membres de la famille (supplément A) : des documents crédibles qui établissent chaque lien, comme les actes de naissance et les actes de mariage, le jugement de divorce ou l’acte de décès qui a mis fin à un mariage antérieur, et les jugements d’adoption. Une victime de 21 ans ou plus peut ajouter son conjoint et ses enfants non mariés de moins de 21 ans ; une victime plus jeune peut aussi ajouter ses parents et ses frères et sœurs non mariés de moins de 18 ans. À tout âge, une victime peut aussi ajouter l’un de ses parents, un frère ou une sœur non mariés de moins de 18 ans, ou l’enfant, majeur ou mineur, d’un membre de la famille inclus dans la demande, lorsque cette personne court un danger actuel de représailles parce que la victime s’est échappée ou a coopéré avec les forces de l’ordre ; les preuves de ce danger peuvent venir des États-Unis ou de tout pays où il existe.
- Une dérogation (formulaire I-192) : pour une condamnation prononcée n’importe où dans le monde, le document officiel de chaque condamnation et de toutes les décisions judiciaires rendues, souvent dans un autre pays.
Qui lit les traductions
L’USCIS examine la demande et toutes les pièces jointes, ainsi que toute réponse à une demande de preuves complémentaires (Request for Evidence, RFE) ; la règle applicable à chaque traduction est le 8 CFR 103.2(b)(3). L’USCIS apprécie la cohérence des preuves à l’intérieur de chaque document et d’un document à l’autre : les noms, les dates et les lieux sont donc rendus tels qu’ils figurent dans chaque original, sans jamais être corrigés pour concorder avec un autre document ; un nom écrit dans un autre alphabet est translittéré de la même façon dans tout le dossier, et les dates sont écrites de manière à éviter toute erreur de lecture.
La loi fédérale interdit au département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS), au département de la Justice et au département d’État de divulguer des informations sur un demandeur de visa T, sauf exceptions limitées (8 U.S.C. 1367), et le demandeur peut indiquer une adresse postale sûre sur sa demande. Cette loi s’impose à l’administration ; chez eVerbary, seuls les membres de l’équipe chargés de la commande et le traducteur qui y est affecté peuvent ouvrir les documents, qui sont conservés aux États-Unis (sécurité).
Combien de pages prévoir
Chaque feuille de l’original compte pour une page, quel que soit le nombre de mots ; une feuille imprimée recto verso compte pour deux pages, une carte d’identité recto verso pour une seule, et les pages blanches ne comptent pas. Une déclaration peut compter plusieurs pages, tout comme un contrat ou un échange de correspondance ; chaque document déposé est traduit intégralement.
La plupart des commandes sont livrées en quelques heures, et celles d’une à trois pages en 24 heures au plus ; la livraison accélérée (option Expedited) prend environ deux fois moins de temps.
Sources officielles
Chaque exigence énoncée sur cette page a été vérifiée le 5 novembre 2026 dans les sources suivantes, rédigées en anglais.
- 8 CFR 214.202, eligibility for T-1 nonimmigrant status (ecfr.gov)
- 8 CFR 214.204, application (ecfr.gov)
- 8 CFR 214.206, victim of a severe form of trafficking in persons (ecfr.gov)
- 8 CFR 214.208, compliance with any reasonable request for assistance (ecfr.gov)
- 8 CFR 214.211, application for eligible family members (ecfr.gov)
- Policy Manual, Volume 3, Part B, victims of trafficking (uscis.gov)
- Victims of Human Trafficking: T Nonimmigrant Status (uscis.gov)
- I-914, Application for T Nonimmigrant Status (uscis.gov)
- Form I-914 instructions, edition 09/14/26 (uscis.gov)
- I-192, Application for Advance Permission to Enter as a Nonimmigrant (uscis.gov)
- 8 U.S.C. 1367, penalties for disclosure of information (govinfo.gov)
- Mandatory Electronic Filing (e-Filing), interim final rule, 91 FR 51924 (August 11, 2026) (govinfo.gov)
- 8 CFR 103.2(b)(3), translations (ecfr.gov)
Questions fréquentes
La déclaration des forces de l’ordre est-elle obligatoire ?
Non. Le supplément B est une preuve facultative et n’a pas de poids particulier ; d’autres preuves, comme des rapports de police, des documents judiciaires ou des déclarations sous serment, peuvent montrer la coopération. Ce qui est exigé, sauf si la victime avait moins de 18 ans ou ne le peut pas en raison d’un traumatisme, c’est d’avoir signalé la traite aux forces de l’ordre et d’avoir donné suite aux demandes raisonnables (8 CFR 214.208). Le supplément B est un formulaire en anglais, rempli par le service concerné.
Faut-il faire traduire les messages du trafiquant ?
Chaque message déposé dans une autre langue doit être traduit, intégralement et tel qu’il a été écrit. C’est à vous, ou à votre représentant, de décider lesquels déposer.
Peut-on déposer une traduction automatique ?
Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a examiné la possibilité d’accepter des traductions produites par des outils de traduction automatique et a conclu, en août 2026, qu’à l’heure actuelle ces outils ne traduisent pas avec assez d’exactitude et de fiabilité pour répondre à ses exigences (91 FR 51941). Chaque traduction d’eVerbary est réalisée par un traducteur professionnel humain, puis vérifiée par rapport à l’original par une deuxième personne de notre équipe avant la livraison.
Faut-il faire notariser les traductions ?
Pas pour l’USCIS : le 8 CFR 103.2(b)(3) demande l’attestation du traducteur, pas le cachet d’un notary public. Si un autre organisme demande la notarisation, elle coûte 34,90 $ par commande.
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